Samedi 17 mars 2012 6 17 /03 /Mars /2012 23:49

En 2008, 40 000 Martiniquais ne mangeaient pas à leur faim tous les jours. Cela représentait tout de même plus de 10% de la population de l'île.

Dans la même année, seules 6 communes de Martinique ont aidé la Banque Alimentaire par des subventions. Les 28 autres n'ont pas répondu à une demande d'aide de 600 € pour l'année! Il en était de même en 2011...

Qu'il y ait en Martinique, des personnes, des mères, qui n'arrivent pas à nourrir leurs enfants tous les jours, est une problématique qui devrait inquiéter davantage nos politiques. Pire! La Banque Alimentaire de Martinique est la seule Banque Alimentaire de France à payer un loyer (qui s'élevait à 40 000 € en 2008)!

Avec la crise que nous connaissons, il est presque certain que ces difficultés ont du croître (absence de chiffres récents sur Internet). En tout état de cause, il est prévu que les aides et subventions financières de l'Etat, des entreprises et de l'Europe soient déprogrammées en 2013. La Banque Alimentaire ne pourra donc compter que sur la générosité des entreprises et des particuliers.

Que pouvons-nous faire pour aider ces martiniquais qui ne mangent pas correctement tous les jours?

Et si les collectivités locales allouaient une partie de leur budget annuel "cocktail, réception..." à la Banque Alimentaire de Martinique?

L'idée: plutôt que de créer une ligne budgétaire (supplémentaire) pour la Banque Alimentaire, il suffit de prélever sur le budget cité et de l'allouer à cette association. Ainsi il n'y a pas d'augmentation de budget, et l'action sociale des collectivités pour la lutte contre la faim en Martinique est en partie accomplie pour l'année.

Je pense que c'est un devoir pour les collectivités locales de permettre à ceux qui n'ont pas les moyens de pouvoir manger "dignement", en réduisant sur les prestations "cocktails" offerts à ceux qui mangent (déjà) à leur faim tous les jours.

Alors, penser à aider les martiniquais qui sont dans la misère, permettre à la Banque Alimentaire de Martinique de mener sa mission sociale, humaine et altruiste à bien; et si les collectivités locales s'y mettaient?

Sources:

http://www.martinique.franceantilles.fr/actualite/economie/banque-alimentaire-la-fin-des-haricots-10-12-2011-136180.php

http://www.banquealimentaire.com/

http://www.domactu.com/actualite/81017167914153/martinique-pauvrete-10-des-martiniquais-font-appel-a-la-banque-alimentaire/

Par aez
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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 00:47

J’ai interrogé 3 personnes travaillant dans le secteur privé et 3 du secteur public. Et je leur ai posé de questions autour de l’efficacité du travail entre ces deux secteurs.

Les réponses que j’ai eues sont pour le moins surprenantes alors que ce sont deux secteurs complémentaires :

Du côté du privé on pense qu’on entretient une relation de méfiance des deux côtés : sans confiance, pas d’investissement, pas de projets donc pas d’économie !

1.     On constate que l’échelle de temps n’est pas la même (dans la prise de décision par exemple). Et puis on taxe les entreprises d’user de la « profitation » alors qu’elles sont le principal créateur de valeur ajoutée et que les taxes et impôts augmentent un peu plus chaque année.

2.     On m’a également évoqué la considération et le respect du travail des entreprises privées par le secteur public.

3.     Et enfin, dernier élément que j’ai choisi d’évoquer : le respect du délai de paiement dans le cadre d’appels d’offres publics 

Du côté du public, on avait pas mal de choses à dire aussi.

1.      Le secteur public pense aussi que le travail en commun n’es pas efficace et ce pour une question de confiance. Les institutions pensent  être considérées comme (je cite) des vaches à lait par les entreprises privées.

2.     Elles ne comprennent pas non plus pourquoi le privé se plaint tant du secteur public alors qu’il est le principal bailleur de fonds (subventions, marchés publics…)

3.     Enfin, on m’a parlé d’ego et d’émotions (dans les deux secteurs !)

Waouw !! Donc en fait, le secteur public et le secteur privé ne se comprennent pas ! Pourquoi !? Et bien tout simplement parce qu’ils ne se connaissent pas ! Ca paraît tellement évident !! Et pourtant…

Alors qu’est-ce qu’on fait ? Lorsqu’une entreprise privée travaille avec une entreprise publique, elles ont un objectif commun : travailler au service de la société Martiniquais, de sa qualité de vie, et pour l’économie de l’île. C’est alors indispensable d’être efficace dans l’atteinte de cet objectif commun !

Et si on améliorait l’efficacité de travail entre les secteurs public et privé ?? Si on apprenait à mieux se connaître pour mieux se comprendre ??

Le fonctionnement d’une entreprise et son besoin vital de rentabilité ? ou encore l’organisation et le processus de décision d’une administration… ce ne sera pas chose aisée, ce sera long, mais j’ai senti des deux côtés une réelle volonté!

Organisons des colloques de rencontres et d’échanges sur plusieurs mois (pourquoi pas plusieurs années !?), mettons en place une chronique numérique qui expliquerait les différentes facettes des deux secteurs… Des idées comme celles-là il y en a beaucoup !! Osons parler de ce qui ne va pas !!

J’espère être entendue des instances représentantes des deux secteurs dont nous parlons ce matin, et si je me fais taper sur les doigts mais qu’au final on améliore les choses, et bien ca me va !

Au final, c’est  comme une histoire de couple plutôt banale, et on sait tous que la communication en est le fondement ! 

Alors, installer de façon pérenne la confiance et le respect mutuels, apprendre à mieux se connaître pour mieux se comprendre et devenir efficace dans l’atteinte des objectifs communs, et si les secteurs public et privé s’y mettaient ?

Par aez
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 01:22

Jeudi à 16h15 je suis au niveau de clairière et je retourne au Lamentin. J’ai pris 45 minutes pour faire à peine 8 kilomètres! 45 minutes! Ajoutez à cela le jeu incessant entre l’accélérateur, l’embrayage et le frein, sans compter le travail des muscles de chaque cuisse… bref ! Fatigue !

Ca fait un an que je ne prends pas d’embouteillage pour me rendre sur mon lieu de travail (oui, je sais, je suis une chanceuse !) j’avais oublié à quel point ca pouvait être pénible…

Bien évidemment, j’ai râlé sur les réseaux sociaux (45 minutes pour 8 km quand même) et là, j’ai eu des réponses qui m’ont surprise… « c’est normal, c’est l’heure de pointe », ou encore, « Bof 45 minutes ca va encore, tu as de la chance » !

Mmh… on accepte alors de perdre des heures dans les bouchons, sur une île qui fait 100km de long et 33 km de large !

Et si on évitait les embouteillages ? Oui, mais comment ? Je vous propose 3 débuts de solutions :

1e solution : le co-voiturage. Utiliser une seule voiture pour 2 personnes qui ont à peu près le même trajet diminuerait presque de moitié le nombre de véhicules sur les routes. Ca permet aussi de faire des économies d’essences, et c’est bon pour l’environnement. Bonus, ca peut être très convivial.

2e solution, ouverte à débat et à critiques : revoir les horaires des écoles, des administrations et entreprises. Alors là, je jette un pavé dans la mare, mais arrêtons-nous quelques secondes sur cette idée: Tout le monde part de chez lui à peu près à la même heure pour arriver au travail ou à l’école à peu près à la même heure. Normal que tout le monde soit sur la route au même moment ! Résultats : il y a de embouteillages monstrueux ! ! Si on décale d’une demi-heure à une heure les horaires, on peut avoir un début solution pour les embouteillage du matin et du soir.

3e solution, qui impliquerait un vrai plan d’aménagement : on vit sur une île dont 27 communes sur 34 sont sur le littoral, avec un accès à la mer. Ces 27 communes ont, ou ont eu, un quai. L’idée serait de les exploiter et de développer le transport maritime intercommunal. Ca implique aussi un transport en commun terrestre bien organisé pour prendre le relai sur le maritime. . Ne disons pas que ça ne fonctionnera pas! Car ce qui n’était pas vrai hier, peut l’être maintenant !

L’idée a déjà été développée, à priori ca n’a pas abouti ou c’est en cours. Il est temps maintenant de mettre tout cela en marche !!

Ces 3 idées ne sont pas LES solutions pour régler le problème des embouteillages sur notre magnifique île ! Mais je vous propose de donner votre avis, de lancer le débat, de critiquer ou d’améliorer ces idées!

 Je pense à tous ces gens qui peuvent être stressés parce qu’ils partent avec 3 minutes de retard de chez eux, qui perdent des heures entières tous les jours dans les bouchons, pourquoi ? Ben, Parce que c’est comme ça !? Non, non, non et non ! On a tellement mieux à faire ! Qu’on soit maman, étudiant, actif ou au chômage…

 

Alors, trouver des solutions pour dégager nos routes, gagner du temps et faire des économies ? Et si on s’y mettait ?

 

Retrouvez la chronique en cliquant ici!

Par aez
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 23:09

Si je vous dis croissant, pain au chocolat, céréales, œufs brouillés-bacon vous me direz que je parle de petits déjeuners !

Et si maintenant je vous dis Pain au beurre chocolat, pomme cannelle, Zacari, Ti-Nain Morue ? Là, on parle de nos petits déjeuners, bien de chez nous !

Aah ! Nos petits déjeuners locaux !! Ils sont gourmands et généreux ! Alors j’ai une petite question ! Et si on proposait aux touristes qui séjournent dans les hôtels de Martinique de découvrir nos petits-déjeuners locaux ?

Le petit déjeuner continental est de rigueur dans la plupart des hôtels. En même temps, c’est normal de ne pas trop dépayser le touriste et les chaines d’hôtels ont leur standard en ce qui concerne le petit déjeuner. Mais je trouve que notre cuisine est tellement généreuse, tellement bonne que est dommage de ne pas la proposer aux touristes !

Bon, vous me direz « on ne mange pas de pains au beurre chocolat ou de ti-nain morue tous les matin ! ». Je suis d’accord avec vous, mais il n’empêche qu’on en mange de temps en temps au pti déj et que c’est bien bon! Alors, pourquoi on ne les proposerait pas, une à deux fois par semaine dans les hôtels ?

Imaginez, même en n’étant pas touriste, trouver un bon jus de prune de cythère ou bon jus de canne bien frais au petit déjeuner de l’hôtel où vous séjournez ? Ou encore de l’eau de coco bien fraiche ! Hein que ça vous plairait ? Alors imaginez le touriste, a quel point il serait content de découvrir tout ça ! Même si il n’aime pas, au moins, on lui aura donner l’occasion de goûter !

Il faut qu’on soit fier de notre culture et qu’on la partage, même aux petits déjeuners dans les hôtels ! C’est un effort qui sera apprécié de tous et qui contribuerait à l’économie locale !! Certains hôtels le faisaient, ou le font très occasionnellement, et c’est toujours très apprécié, et pas seulement des touristes ! Ce serait bien de généraliser l’initiative.

Alors, proposer notre délicieux pain au beurre chocolat, de l’eau de coco et du ti nain morue aux petits déjeuners dans les hôtels de Martinique ? Et si on s’y mettait ?

 

Retrouvez la chronique correspondante sur http://soundcloud.com/user8679112 

Par aez
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Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 02:14

Le tourisme peine à décoller et à trouver sa place en Martinique et dans l'esprit de la population. Tout le monde a son avis sur ce sujet et on sent un véritable engouement et une envie profonde d'investissement de la part d'une partie de la population. Mais afin d'obtenir l'adhésion des Martiniquais, il faut les convaincre de l'intérêt du développement du tourisme.

Et si on expliquait le tourisme aux Martiniquais? L'objectif est simple: démontrer par A+B que le tourisme a de nombreux aspects positifs, notamment pour l'économie. Chaque euro dépensé par les touristes lors de leur passage sur l'île, c'est de l'argent injecté dans l'économie Martiniquaise. De l'argent extérieur, qui rentre dans la boucle économique. On pourrait considérer cet argent "touristique" comme une sorte d'engrais.

Beaucoup de Martiniquais ont compris cela, mais pas suffisamment. Et souvent, ce sont les professionels employés dans les entreprises et infrastuctures touristiques qui présentent cette lacune de compréhension de l'intérêt même de rendre le séjour des touristes agréables, afin qu'ils aient envie de dépenser, de garder des souvenirs, d'accumuler les experiences et le vécu sur notre île paradisiaque, et surtout, de revenir.

Mes expériences personnelles et celles de personnes que je connais, dans des restaurants, des hôtels, des boutiques de souvenirs, ou même dans des administrations, permettent d'appuyer mon idée. Un service moyen, des gens peu agréables peu d'efforts et de plus-value... Pas de réelle envie de faire passer au client, quel qu'il soit, un moment inoubliable.

Servir le touristes est perçu par le Martiniquais comme de la servitude. Une obligation, une contrainte. Alors que s'ils réalisaient qu'un sourire, un service bien rendu, des efforts commerciaux et une réelle implication présentent comme seul risque un chiffre d'affaire augmenté à la fin du mois, cela changerait la donne.

Cette idée n'est pas LA solution au développement du tourisme en Martinique, mais c'est un axe fort à prendre en compte. 

Alors, expliquer les bénéfices du tourisme pour l'économie de notre île, à petite échelle, quasi individualiste, et dans sa globalité, et si on s'y mettait?

Par aez
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